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LE TRAVAIL DE RUE AU QUÉBEC

 

Le travail de rue est une pratique d’intervention psychosociale implantée au Québec depuis plus de 40 ans. Portée à ses débuts en milieu urbain par des organismes publiques et communautaires dans le cadre de programmes et projets spécifiques de prévention (MTS, prostitution, alcoolisme et toxicomanie, errance), la pratique a connu un essor déterminant dans les années 80 avec l’émergence du SIDA et la propagation d’autres ITSS, suite aux conséquences de la désinstitutionnalisation, mais aussi devant l’aggravation du phénomène de l’exclusion sociale chez les jeunes.

 

Voyant leur nombre grandir et par souci de cohérence, les travailleurs de rue se regroupaient sous la forme d’une association nationale en 1993: l’ATTRueQ - Association des Travailleurs et Travailleuses de Rue du Québec. Portant les préoccupations de la formation, du professionnalisme et du mieux-être des intervenants sur le terrain, l’ATTRueQ proposait dès ses débuts un code d’éthique balisant la pratique au Québec.

 

Dans les années 1990 et 2000, plusieurs organismes communautaires dédiés au travail de rue ont été mis sur pied, et ce, dans des villes et villages partout au Québec. Les responsables de ces organisations se sont naturellement tournés vers l’ATTRueQ pour y partager leurs préoccupations, leurs réalités et leurs expertises. C’est donc au sein même de l’association qu’est née l’idée de regrouper les organismes porteurs de la mission travail de rue. 

 

En 2007, le Regroupement des Organismes Communautaires Québécois pour le Travail de Rue - ROCQTR voyait le jour. Œuvrant avant tout à la saine gestion, au développement et à la reconnaissance de la pratique du travail de rue au Québec, le regroupement a été fondé afin de réunir et soutenir les organismes qui partagent ces préoccupations. Le ROCQTR est le porteur des considérations organisationnelles, économiques et politiques de la pratique du travail de rue, en complémentarité avec l’ATTRueQ qui regroupe les praticiens et praticiennes autour de la formation, du ressourcement et de l’intervention.

Le travail de rue a évolué au fil du temps. À l'origine implanté pour répondre aux problématiques sociales des grandes villes, il s'est vite imposé comme une expertise d'approche (rejoindre et créer un lien), de prévention, de référence et d'accompagnement unique auprès de jeunes et d'adultes en difficultés, sinon isolés ou exclus, et ce, adaptable à tous les milieux sans exception.

 

Aujourd'hui, près de 250 travailleurs de rue issus de plus de 40 organismes communautaires offrent leurs services dans les villes, banlieues et villages partout au Québec

INFORMATIONS

LES IMPLICATIONS 

 

Depuis ses débuts, l'équipe de Travail de Rue Repentigny est reconnue pour ses implications dans divers lieux de concertation, et ce, à l'échelle locale, régionale et nationale :

 

  • Table de Concertation Jeunesse de la MRC L'Assomption

  • Corporation de Développement Communautaire de la MRC L'Assomption

  • Concertations locales en lien avec la jeunesse et la pauvreté 

  • Table Régionale des Organismes Communautaires de Lanaudière

  • Table Action Prévention de l'Itinérance dans Lanaudière

  • Concertations régionales en lien avec la jeunesse et la pauvreté 

  • Réseau Solidarité Itinérance du Québec

  • Association des Travailleurs et Travailleuses de Rue du Québec

  • Regroupement des Organismes Communautaires Québécois pour le Travail de Rue

  • Concertations nationales en lien avec le développement du travail de rue

LE TRAVAIL DE RUE À REPENTIGNY

 

Reconnue pour son statut socioéconomique plutôt élevé et à une époque proclamée ''Ville du bonheur'', Repentigny est une municipalité de la banlieue montréalaise de plus de 85 000 âmes et il serait illusoire de prétendre que tous n'y vivent que des jours heureux... 

 

D'une part, si les difficultés psychosociales attribuées à la pauvreté sont peu visibles, ce n'est pas qu'elles sont absentes, mais parce qu'elles sont plutôt subtiles ou simplement cachées. Dans un milieu reconnu pour ses valeurs de réussite (sociale, financière), il est de mise d'éviter d'exposer ses difficultés. Ainsi, les conséquences financières d'un divorce, d'une perte d'emploi ou de la maladie sur une famille prendrons une ampleur particulière si au stress de joindre les deux bouts s'ajoutent la honte et les efforts consacrés à cacher sa situation.  

 

Les travailleurs de rue réfèrent et accompagnent très régulièrement 

des personnes vers les ressources de dépannage alimentaire et matériel

 

D'autre part, si la plupart des jeunes et des adultes ne manquent de rien sur le plan matériel, ils ne sont pas à l'abri des difficultés personnelles ou relationnelles, lesquelles ne connaissent pas de frontières économiques. Les problèmes de dépendance, les crises familiales, les problèmes de santé mentale, les comportements à risque, les conflits avec autrui et l'autorité, le décrochage scolaire ou social, etc. sont des dynamiques souvent observées à Repentigny comme partout ailleurs.

 

Les difficultés relationnelles, les dépendances et les problèmes de santé 

sont des réalités fréquemment rencontrées par les TR de Repentigny

 

Aussi, à l'instar des autres villes de la banlieue montréalaise, Repentigny connait des transformations sociales génératrices de tensions au sein de sa communauté : hausse démographie rapide; offres limitées et côuts élevés du logement; transport en commun ou adapté peu développé; vieillissement de la population ''de souche''; vague de nouveaux arrivants de communautés diverses; pertes d'emplois; hausse des demandes d'aide psychosociale et manque de ressources pour y répondre; etc.

 

Les difficultés à se loger, à se déplacer et à avoir accès aux services psychosociaux sont importantes et représentent un défi constent pour les TR

 

Depuis l'an 2000, les travailleurs et les travailleuses de rue fréquentent une multitude d'espaces publics et privés, rencontrent et accompagnent une diversité étonnante de personnes, collaborent avec de nombreux partenaires des différents réseaux et ils sont des témoins privilégiés des réalités que les citoyens et citoyennes de la communauté perçoivent à peine. En fait, ils sont là ou ils doivent être, soit auprès de ceux et celles peu ou non rejoints par les ressources d'aide pouvant leur être utile.